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Zek II: L'exil intérieur

Sunday, May 29, 2005

Pour eux, tout est permis...

Pour eux, tout est permis. Pour les autres, rien n'est permis. Rien de plus facile pour comprendre l'arrogance et la morgue des gens de l'Etat que de mettre en parallèle deux dépêches de presse. L'une où ils persécutent le secteur privé coupable de s'organiser comme il l'entend, l'autre où ils dilapident l'argent du contribuable sans aucun garde-fou et sans aucune considération d'équité.
Que reproche-t-on à Carrefour? D'avoir convaincu ses fournisseurs de payer des employés pour effectuer des tâches dans un de ses magasins. Un crime que commet l'Etat à grande échelle, quotidiennement, et qui s'appelle chez lui "la mise à disposition". Et bien entendu, quelque flicaillon frustré va en profiter pour harceler des cadres qui n'en peuvent mais. Comme d'habitude, l'affaire est partie d'une délation en bonne et due forme, les corbeaux prolifèrent comme sous Vichy, sauf qu'ils sont désormais "sociaux" et "citoyens".
Pendant ce temps, la mairie de Suresnes distribue de l'argent à des jeunes (choisis sur quelle base?) pour qu'ils puissent se payer le permis de conduire, qui vaut, d'après la presse, 1.200 Euros. En échange de 40 heures de travaux d'intérêt généraux, ce qui est louable, du moins relativement à ce à quoi on se serait attendu de la part du démagogue moyen. Seulement voilà: 1200/40 = 30. 30 x 35 = 1050. 1050 x 4 = 4200. Quatre mille deux cents euros par mois, c'est bien payé pour un contractuel municipal sans qualifications. A la trappe, le code des marchés publics. A la trappe, la grille des salaires de la fonction publique municipale. Les règles, c'est bon pour les esclaves du secteur privé. Dans le public, il suffit de qualifier les dépenses en "subventions" et on peut tout se permettre. Le juge d'instruction s'en lave les mains et les délateurs professionnels applaudissent parce que c'est "social" et "citoyen".

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