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Zek II: L'exil intérieur

Sunday, February 26, 2006

Quel est le sens de la manifestation « pour Ilan » ?


Pourquoi manifeste-t-on ? En général, pour revendiquer, c'est-à-dire pour envoyer un message, dont le destinataire a le pouvoir d’agir sur la réalité. La CGT ne manifeste jamais pour des prunes, elle exige, elle réclame, elle lance des ultimatums ; certes, elle désire aussi compter ses troupes et vérifier son pouvoir de mobilisation, d’ailleurs bien affaibli. Mais, même dans ce cas, il y a un objectif : retrait de telle loi, hausses de salaire, etc. Elle manifeste contre le gouvernement, qui peut retirer les lois, ou contre le patronat, qui peut augmenter les salaires.
Même la très exhibitionniste « Gay Pride » avec ses chars de Carnaval, ses tortillages de fesses et ses pastiches d’évêques et de bonnes sœurs (qui devraient donner lieu en bonne logique à moultes émeutes, ambassades brûlées, et excuses contrites de hauts dignitaires internationaux), comprend un volet revendicatif : homo-mariage, homo-parentalité, homolympiques, homopatinage artistique…
Lorsque l’establishment défile à la suite d’un crime atroce, comme il s’en commet facilement toutes les semaines dans l’indifférence générale, pour lancer des protestations génériques contre le racisme, l’antisémitisme, et « les clichés », à qui s’adressent ces gens ? Comment une élite qui détient le pouvoir peut-elle descendre dans la rue pour revendiquer ? Qui est le destinataire de ces revendications, et comment pourrait-il y répondre puisque cela incombe précisément à ceux qui revendiquent ?
On manifeste contre le racisme après nous avoir affirmé que le meurtre d’Ilan est raciste. Cela est parfaitement plausible. On peut parier que les racailles qui l’ont torturé sont gorgés de la propagande d’Al-Manar et d’autres vecteurs de la haine, et, tant qu’à faire, préfèrent passer leurs instincts barbares sur des juifs. Mais on n’en a pas l’ombre d’une preuve. Et, dans un cas pareil, on voit mal en quoi cela peut améliorer les choses de crier sur les toits que ce gang (à dominante musulmane, semble-t-il) est antisémite. D’autant que de jeunes juifs organisés en milice crient vengeance et ont attaqué des arabes innocents. L’establishment est-il irresponsable au point d’attiser les haines entre communautés à propos d’une affaire qu’on pourrait lentement enterrer et dont on peut supposer qu’elle est avant tout crapuleuse ?
Puisque la manifestation ne peut pas être revendicative, c’est qu’elle n’est qu’une mise en scène. Cette mise en scène s’adresse à l’opinion publique, et a pour but de lui faire avaler un certain nombre de mensonges.
Premier mensonge : le meurtre d’Ilan vaut ou non qu’on s’en indigne selon qu’il est antisémite ou non. Qu’Ilan soit juif ou non, que ses meurtriers soient racistes ou de simples brutes décérébrées, il n’en reste pas moins qu’un homme, un de plus dois-je dire, a été ignoblement torturé et laissé agonisant au Paradis des droits de l’homme et du modèle social.
Second mensonge : parce que l’establishment s’indigne, l’establishment est dans le Camp du Bien, donc ni responsable, ni coupable, de la mort d’Ilan. Et l’establishment le prouve en manifestant contre les « vrais coupables », c'est-à-dire pas même la raclure qui se terre au fond de la Côte d’Ivoire, mais les abstractions habituelles : « l’Intolérance », « le Racisme », « l’Antisémitisme », « les Préjugés », et « les Discriminations ».
Plus on parlera des préjugés et des discriminations, moins on insistera sur le fait qu’une bande de barbares extrêmement dangereux, connue des services de police, ce qui signifie qu’une partie de ces lascars ont déjà été condamnés pour des crimes sans doute pas jolis à voir, peut opérer en toute tranquillité, avec de nombreux complices, alors que les faits ont montré que l’on peut les coffrer en moins d’une semaine.
Il n’est pas du pouvoir de l’Etat de faire en sorte que les gens soient racistes ou non, et ça n’entre même pas dans ses attributions ; et ce n’est pas avec la récupération exhibitionniste de l’affaire Ilan par l’antiracisme officiel que le racisme reculera. Au contraire. Les milices juives crient vengeance, tandis que les non-juifs qui n’ont pas oublié les deux ou trois crimes atroces qui ont ponctué le début des émeutes, et qui ne sont pas inhabituels, se demandent pourquoi la vie d’un juif vaudrait plus que la leur. L’establishment le sait, mais il est prêt à faire payer ce prix à la population. Parce que le peuple ne doit pas voir l’évidence, qui est la faillite criminelle du régime, son incapacité à maintenir l’ordre et son bradage de l’Etat de droit, d’où découlent la corruption, l’extorsion et la barbarie, et donc, par réaction, les solidarités mafieuses et communautaristes, germes de la sédition et de la guerre civile. C’est cela qui mérite qu’on s’en indigne, qu’on manifeste et qu’on revendique, et c’est pour éviter cela que ceux contre qui nous devrions manifester descendent dans la rue, par une nouvelle inversion obscène, pour agiter sous nos yeux le chiffon usé de l’antiracisme avec toutes ses vieilles ficelles, afin que le peuple ébahi donne une nouvelle fois dans le panneau, comme il l’a fait lors de la Carpentras Pride, et signe un nouveau chèque en blanc pour éponger la faillite morale de cette élite, au motif qu’avec ses bons sentiments à deux balles qu’elle nous rappelle bruyamment, elle ne peut avoir trempé dans le meurtre d’Ilan. Combien de temps continuera-t-on à gober cet alibi d’autant plus pourri que c’est au nom de la même sensiblerie qu’on laisse opérer tranquillement des milliers de canailles du même calibre que les assassins d’Ilan ?

Tuesday, February 14, 2006

Les posts qui précèdent montrent à quel point des mollahs de plus en plus malins et de plus en plus arrogants parviennent à imposer leur loi à des occidentauxs séniles, décérébrés et doutant de tout, y compris de ce qui est évident. Je ne reviendrai pas sur la manière dont ils utilisent nos compromissions avec la morale et l'intelligence pour nous réduire en esclavage, lentement mais sûrement.
Ou plutôt si, j'y reviens, car dans ma liste de toutes les failles par lesquelles ils s'introduisent pour nous détruire, j'en ai oublié une: le supranationalisme.
Les mollahs ont compris qu'ils pouvaient nous opprimer en s'entendant avec les instances supranationales qui ont confisqué la démocratie à leur profit. J'ai nommé le fonctionnaire collectiviste inamovible de l'UE ou de l'ONU, prêt à s'asseoir sur le droit des gens du moment que lui-même voyage en classe affaire, se fend de beaux discours tiers-mondistes et humanitaires, et sable le champagne avec les émirs, les dictateurs et les apparatchiks.
J'avoue que je ne pensais pas qu'il me soit donné, de mon vivant, de lire un texte aussi répugnant:

LE CAIRE (AFP) - L'Egypte a appelé mardi l'Union européenne à soutenir une résolution à l'Onu pour protéger les symboles religieux, lors d'une visite au Caire du haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.Cet appel a coïncidé avec la déposition à l'Onu d'un projet de texte visant à interdire l'intolérance contre les religions, par 57 pays musulmans.

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Cette initiative et la tournée de M. Solana dans des pays arabes et musulmans s'inscrivent dans le cadre des mesures diplomatiques prises depuis la polémique née de la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet.Mais la colère continue de gronder au sein des populations musulmanes. Mardi encore, deux personnes ont été tuées par balles et plusieurs autres blessées à Lahore (est du Pakistan) lors d'une manifestation.
"Nous avons discuté d'un projet de résolution à l'Assemblée générale de l'Onu contre la diffamation des religions", a déclaré le ministre
égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit, après sa rencontre avec M. Solana.
Il a indiqué avoir demandé le soutien de l'UE à une telle résolution.
De son côté, le cheikh d'Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite, Mohammed Sayyed Tantaoui, a formulé la même demande lors d'une réunion avec M. Solana.
"Nous avons insisté sur la promulgation d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu contraignante pour tous les pays, interdisant les atteintes aux prophètes, en particulier Mahomet", a-t-il dit aux journalistes, estimant que cette résolution devait contenir des "sanctions dissuasives".
Le responsable européen a répondu en disant qu'un mécanisme pour la mise en oeuvre des principes de la déclaration commune faite la semaine dernière par l'UE, l'Onu et l'Organisation de la conférence islamique (OCI) était à l'étude.
"Nous estimons que la liberté de la presse implique responsabilité et jugement et doit respecter les croyances et les principes de toutes les religions", avait indiqué le 7 février à
New York cette déclaration commune.
Refusant de dire si une éventuelle résolution serait proposée à l'Assemblée générale ou au Conseil de sécurité, M. Solana a estimé que des mesures de protection des symboles religieux pouvaient "être concrétisées par le biais du nouveau Conseil des droits de l'Homme au sein de l'Onu".
Les pays musulmans dépositaires d'un projet de texte à l'Onu souhaitent son inclusion dans le projet de résolution créant un Conseil des droits de l'Homme, remplaçant l'actuelle Commission des droits de l'Homme.
Le texte proposé "interdit les cas d'intolérance, de discrimination, d'incitation à la haine et à la violence découlant de tout acte à l'encontre de religions, de prophètes et de croyances qui menace les droits de l'Homme et les libertés fondamentales".
"Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années et nous avons construit une relation très profonde", a déclaré M. Solana à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président
égyptien Hosni Moubarak.
"Nous souhaitons maintenir cette relation et même l'approfondir. Nous ne devons pas permettre aux développements récents de nous séparer", a-t-il ajouté.
Il a indiqué avoir discuté avec M. Moubarak des moyens de s'assurer que "le traitement des symboles religieux soit protégé".
M. Solana, qui est arrivé au Caire en provenance d'Arabie saoudite, doit rencontrer encore le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. Il doit se rendre ensuite à Amman et à
Ramallah (Cisjordanie), où il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

L'ONU, c'est à dire un ramassis de dictateurs, une entité qui a nommé rien moins que la Lybie à la tête de la commission des droits de l'homme, prétend nous imposer une loi interdisant de critiquer les religions, indépendamment de leur contenu. Rien que ça. Le tout avec la bénédiction d'un apparatchik socialiste international mandaté par personne mais investi du pouvoir de vendre nos libertés aux émirs Saoudiens et aux Frères Musulmans. Alors, comme ça, on va s'attaquer à "l'intolérance envers les religions", mais surtout pas à l'intolérance religieuse, bien sûr. Comme si il suffisait de psalmodier "Dieu" sur tous les tons pour pouvoir diffuser n'importe quelle idéologie débile et rétrograde en faisant taire les contradicteurs. Non messieurs. Le respect ça se mérite.
Ce n'est pas demain la veille qu'il y aura une résolution de l'ONU contre les mariages forcés, le port du voile obligatoire, la police religieuse, l'interdiction de construire des églises, la lapidation, la pendaison pour homosexualité, l'incarcération pour avoir fondé un parit politique. Non, ce qui importe à l'ONU et à M. Solana, ces zumanitaires gorgés de morgue altruiste, compassionnelle, collectiviste et tiers-mondiste, à l'heure où Mein Kampf fait un tabac au moyen-orient et où un régime totalitaire -- ou plutôt deux régimes totalitaires -- se prépare(nt) explicitement à un nouveau génocide des juifs, c'est que l'on ne manque pas de respect au prophète Mahomet. On ne sait jamais: c'est une pente glissante. Si on commence à caricaturer Mahomet dans un journal danois, un jour c'en sera fini de la lapidation, de la dhimma, des attentats suicide, des décapitations en direct, de l'excision, des partis politiques qui invoquent le Coran pour tuer les juifs, des appels au meurtre contre les apostats, des assassinats de cinéastes ou de touristes, des délires négationnistes dans les collèges, bref ce sera véritablement la fin de la culture islamique (ou du moins ce qu'on en voit, car elle ne se fait remarquer que par cela), qui ne mérite, paraît-il que le respect, sans doute parce que le prophète Solana et ses potes barbus socialistes espagnols l'ordonne, et à laquelle on doit épargner l'intolérance des caricaturistes Danois.
Ras-le-bol de cette méga-tartufferie gerbante à l'échelle planétaire. Les insultés et les victimes, ce ne sont pas les musulmans qui ne comprennent pas un mot de danois et ne lisent pas la presse danoise et n'ont pas le droit de dicter à celle-ci ce qu'elle doit imprimer, ce sont nous, les occidentaux, qu'on tue, dont on brûle les ambassades, à qui on prétend imposer des lois intolérantes et moyennageuses, qu'on insulte et dont on bafoue les valeurs tous les jours en Syrie, en Egypte, en Iran, au Pakistan, tout en étant bien trop content de venir faire sa vie en Occident, là où on ne se fait pas tabasser par la police religieuse, là où il y a des livres, des halls de concert, et des cinémas, là où il y a la séparation des pouvoirs et la présomption d'innocence, là où on peut aller et venir et lire des illustrés sans être emmerdés par des connards. Alors messieurs les tartuffes, fermez vos gueules. Et messieurs les collabos des tartuffes, oubliez le danemark et le "manque de respect" et battez-vous (mais vous n'en avez pas le courage) pour ce qui n'existe même pas là où on est lapidée pour avoir commis le crime d'être violée et là où des fillettes sont carbonisées parce que la police religieuse les a empêchées de sortir d'une école en feu: le droit à la vie.
ENOUGH! ENOUGH! ENOUGH!

Saturday, February 11, 2006

De quelques armes psychologiques utilisées par les islamistes

  • Le coup de l'insulte: le chef d'oeuvre du genre est sans aucun doute le prétexte génial de "l'esplanade des mosquées". Qu'un général israélien se promène là où bon lui semble en Israël, et particulier à l'emplacement du Temple de Jérusalem; et voilà une insulte qui déclenche la "colère de la rue arabe" (TM). "L'affaire des caricatures" est beaucoup moins bien ficelée, puisqu'il a fallu cinq mois pour que la "colère spontanée" éclate. La technique de base, quoiqu'il en soit, est la même dans les deux cas: faire croire que tout et n'importe quoi peut être une insulte. Un jour c'est la vue d'un cochon, le lendemain une croix, le surlendemain la nuque d'une femme, ou encore le fait qu'elle marche à côté de son mari, une faute d'impression dans le Coran, ...
  • Le coup du bon flic et du mauvais flic. L'Iran en est passé maître. Il y toujours eu les mollahs enragés et les "modérés" qu'il ne faut surtout pas désespérer. Faisons donc des concessions pour que les "modérés" ne deviennent pas enragés. On assiste à nouveau à cette ruse grossière. Après les brûleurs d'ambassades, lanceurs de fatwas et autres décapiteurs professionnels, voilà qu'interviennent les "modérés" qui demandent "pacifiquement" une "loi contre l'islamophobie". Ben tiens! Pourquoi se gêner? Accordons-leur leur loi, sinon panpan cucul, ils vont sombrer dans l'extrémisme!
  • Le coup de la symétrie: "je respecte votre religion, respectez la mienne". C'est comme ça que les touristes se font braquer au Sénégal. Ils croisent un type qui leur fait un "beau cadeau". Et puis le type demande un cadeau en échange. Et si on tente de passer son chemin, on entend parfois le déclic désagréable d'un cran d'arrêt...On peut pousser le bouchon très loin comme cela: "je respecte votre monogamie, respectez ma polygamie", et ainsi de suite. Personne de demande aux musulmans de s'abstenir de critiquer les autres religions (et je passe sur la fureur antisémite qui sévit dans le monde arabe, et qui en dit long sur ce prétendu respect), on leur demande de respecter les lois. Notamment celles qui autorisent à dire ce qu'on veut.
  • Le coup du milieu associatif: Je suis une association musulmane comptant 32 membres et 800 euros annuels de subvention de la mairie kommuniste de Garges-les-Bruyères, donc je représente les musulmans. Si j'exige une loi censurant le blasphème, alors c'est que les musulmans l'exigent. La représentativité de ces "associations" a reçu un cinglant démenti avec la participation rachitique aux manifestations communautaires qu'elles ont organisées. La plupart des franco-maghrébins se foutent de ces caricatures, bien qu'on comprenne bien qu'ils n'iraient pas jusqu'à manifester en faveur du journal danois (faut tout de même pas trop en demander). Mais l'homme politique constamment harcelé par le chantage et la mendicité d'une foule d'"associations" ne voit pas la réalité de l'opinion publique, et il fait constamment l'amalgame entre ces activistes dangereux et le gros de la population qui ne les a absolument pas mandatés.

Friday, February 10, 2006

Outre la perte de la liberté, la perte de l'esprit critique, la perte de la notion élémentaire du bien et du mal et plus généralement des valeurs humaines, l'affaire des caricatures révele une autre maladie terminale de l'Occident: la disparition de la simple logique. Et sur ce plan, les islamistes sont parfaitement cohérents, mais le monde libre s'abîme dans des borborygmes rhétoriques digne de l'empire Byzantin peu avant sa chute--le droit-de-l'hommisme et le "respect" ayant remplacé le sexe des anges.
Si A est vrai, alors non A est faux. A et non A ne peuvent être simultanément vrais.
De deux choses l'une:
Soit Dieu a dicté le Coran au bédouin Mahomet dans un dialecte arabe. Dieu a alors imposé aux hommes la charia et l'obligation de la guerre sainte contre les infidèles.
Alors caricaturer Mahomet est un blasphème, puni de mort selon la loi imposée par Dieu. Et alors: soit nous prenons le parti de Satan, soit nous nous employons à tuer les caricaturistes selon la parole de Dieu.
Dans ce cas, MM. Chirac et Delanoë ont raison de blâmer les caricaturistes. Mais ils devraient également appeler à leur meurtre. Et ils devraient féliciter Oussama Ben Laden qui fait son devoir pieux de combattre les infidèles. Ainsi que demander à leurs femmes de porter le voile, diviser par deux la valeur de leur témoignage, et interdire le prêt à intérêt en France.
J'ajoute que dans cette hypothèse, Jésus-Christ est un imposteur puisqu'il s'est fait passer pour le fils de Dieu. Dieu lui-même l'a démenti en dictant le Coran à Mahomet, ce qui aurait été parfaitement inutile si Jésus-Christ avait été le sauveur, le messie et le fils de Dieu. (Et aussi le Père et le Saint-Esprit par la même occasion)
Chirac et Delanoë semblent penser que le Coran est un livre où l'homme peut choisir ce qu'il juge bon et jeter ce qu'il juge mauvais. L'homme appliquera donc tel verset sur la mansuétude, mais se soustraira à l'obligation du jihad, ou fermera les yeux sur tel verset antisémite. On ne voit absolument pas comment, si le Coran a été dicté par Dieu à Mahomet, la position de Chirac et Delanoë pourrait être autre que blasphématoire. S'il existe des versets appelant au djihad contre les infidèles, comment dire que l'islam est une religion de paix pourrait-t-il être autre chose qu'un blasphème? La logique est ici à 100 % du côté de Ben Laden.
Soit Dieu n'a pas dicté le Coran à Mahomet. Dans ce cas Mahomet est un imposteur, et on ne voit pas pourquoi il serait interdit de critiquer cet imposteur. Et c'est même bien peu charitable envers les 1.3 milliards de personnes aveuglées par cet imposteur.
Il y a tout de même d'autres possibilités, mais elles ne conduisent pas à une solution satisfaisante: Dieu a dicté le Coran à Mahomet mais celui qui se trouve en notre possession est un faux. Dans ce cas le jihad contre les infidèles n'est pas un pilier de la foi. Et on ne peut fonder la réprobation des caricatures sur un faux.
Ou encore, le sens de ce texte nous échappe, et dans ce cas on ne peut affirmer qu'il interdit la critique envers le prophète.
Ou encore, ce texte est contradictoire. Ce qui implique que Dieu a donné à l'homme le sens logique pour lui révéler une vérité qui ne peut être vraie d'après ce sens logique, donc qui est fausse. Dans ce cas, Dieu ment, et il n'y a pas lieu de supposer que les versets qui ne sont pas contredits par d'autres versets, sont corrects.
Ce que je viens d'écrire était parfaitement acceptable il y a deux cents ans. De nos jours, cela paraît choquant. Moi-même je ne me sens pas très à l'aise (par les temps qui courent...). Pourtant, en l'écrivant je ne fais que tirer les conséquences logiques de ce qui est et de ce qui est écrit. Mon malaise permet de mesurer le recul vertigineux de la Raison en deux cents ans.


« Vous ne devez pas renoncer. Si vous cédez, c’en sera fini. Tous les prétextes seront alors invoqués. Il n’y aura pas de limite. Qu’il soit interdit aux musulmans d’offenser le prophète est compréhensible. Mais dans ce cas, on cherche à étendre cet interdit à vous, occidentaux. C’est une tentative d’imposer la Charia, la loi islamique au monde »
Hamadi Redissi, professeur à l'Université de Tunis.

Thursday, February 09, 2006

Un nouvel ennemi intérieur

Nous avons un nouvel ennemi intérieur que j'ai jusqu'ici négligé, d'une part parce que je sous-estimais son influence, d'autre part parce que j'étais marginalement d'accord avec lui sur un ou deux points, sans toutefois partager ses vues extrêmes: il s'agit de la "droite religieuse américaine".
J'ai déjà mentionné, sans le citer, ce livre qui décrit l'univers proprement orwellien des manuels scolaires américains, où ne figurent plus que des fictions insipides d'où toute référence culturelle, ainsi que toute référence à la nature humaine, est bannie. On y lira qu'il est impossible de parler d'une chouette car c'est un animal tabou dans telle culture amérindienne. Qu'il n'y figure aucune mère, pour éviter les stéréotypes sexistes. Que les handicapés doivent faire de l'alpinisme et les personnes âgées du jogging, pour éviter le même genre de stéréotypes. (On notera, comme le fait remarquer Pinker dans un récent ouvrage, que si les stéréotypes existent, c'est parce qu'ils rendent compte d'une réalité, en la stylisant, bien entendu. La négation du stéréotype équivaut bien à une négation de la réalité).
On reconnaît bien là l'influence castratrice du lobby fémino-politiquement correct. Mais on apprend dans ce livre qu'il ne doit pas plus être question de dinosaures ni de parents qui pourraient, même à tort, être vus par les élèves comme célibataires. Et l'auteur nous affirme qu'on peut y voir le sceau de la droite religieuse. Les dinosaures sont offensants pour les créationnistes, et le divorce est offensant pour les chrétiens traditionnalistes. Pas de dinosaures, donc, dans les manuels scolaires. Mais pas mal de dinosaures, en revanche, dans les boards de censeurs chargés de les passer au crible de leur bigoterie.
Pour imposer cette double oppression, nazo-gauchistes et dévots marchent main dans la main. Je t'ai soutenu pour interdire ce texte où une femme ressent des émotions, soutiens-moi pour mettre à la corbeille ce fragment de littérature paléontologique. Les dévots -- tels Hitler et son pacte Germano-Soviétique, si l'on me passe cette comparaison quelque peu usée -- n'hésitent pas à s'allier avec les totalitaires de l'autre bord pour tordre le cou plus efficacement à la liberté.
La lamentable attitude de l'administration US dans l'affaire des caricatures ne fait que confirmer cette observation. Les ultras-religieux, dans le but d'imposer leurs vues, n'hésitent pas à soutenir les islamistes bien que leur objectif explicite soit la destruction de l'Occident et, avec lui, de ce qui reste de la chrétienté. La raison, la liberté, l'égalité des droits, y passent à la trappe par la même occasion. On est donc en droit de se demander ce qui sépare ces fondamentalistes américains de leurs confrères talibans: une différence de degré dans l'usage de la violence peut-être?
L'Europe -- et quand je dis l'Europe, ce n'est que la fraction qui ne crève pas de trouille au point de céder aux fatwas des assassins, au mieux 30 % des médias et 5 % de la classe politique -- se retrouve à nouveau seule face au fanatisme. Et l'on sait qu'elle ne s'en est jamais trop bien sortie...

Wednesday, February 08, 2006

Egypte 100% Haram

Ceci n'est pas un blog; j'essaye d'éviter les sautes d'humeur, les liens intempestifs (et désormais les commentaires...) et de ne poster que des textes qui se tiennent. Mais il faut tout de même voir ceci pour comprendre à quel point on nous prend pour des cons. A diffuser aussi largement que possible. Et j'attends que cette information sorte dans les médias officiels.
Faut dire que je n'ai jamais vu Zarqaoui brûlé en effigie après qu'il ait explosé quelques centaines de chiites pendant le service dans une mosquée. On attend également avec impatience la crémation des ambassades du Pakistan où cinquante Corans ont été retrouvés dans les égoûts. La "colère de la rue arabe" serait-elle une mascarade bien rôdée à l'exclusif usage de ces crétins d'occidentaux?

Sunday, February 05, 2006

Un boulevard pour la Charia

Les réactions du gouvernement français et tout particulièrement du ministère des affaires étrangères se passent de commentaires.
On savait déjà que le gouvernement français était opposé à la liberté d'expression.
On sait maintenant que c'est en partie parce que celle-ci est incompatible avec la charia islamique.
On voit mal comment une classe politique qui vote à l'unanimité une loi interdisant de critiquer l'homosexualité, peut expliquer aux musulmans qu'on peut tranquillement se moquer de leur prophète. Et on se demande comment elle pourra les empêcher de contracter des mariages polygames le jour où le mariage homo assorti de droit à l'adoption sera passé dans les moeurs.
Si le musulman interprète correctement les signaux qui lui indiquent qu'il vit dans un état policier où les paroles des citoyens sont surveillées sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités (ce qui conduit in fine, comme je l'ai déjà indiqué, à l'abolition de toute expression ayant un sens), alors il peut à bon droit s'estimer discriminé si l'on ne réprime pas les idées qui, selon ses propres termes, seraient blessantes à son égard.
Si les associations homosexuelles imposent leur propre définition de l'homophobie dans une loi qui réprime un délit d'opinion, alors il est logique que l'on confie aux leaders religieux la prochaine loi interdisant le blasphème, et les Frères Musulmans se feront un plaisir d'y inclure un copié-collé du Coran et de la Sunna. Voilà où on en est arrivé au pays de Voltaire, et la complaisance suicidaire des représentants juifs et chrétiens, qui font des courbettes devant le Hamas, dans l'espoir chimérique de profiter eux aussi de leur petite loi sur mesure, est proprement consternante. Ce n'est pas une loi anti-blasphème qui empêchera les fans locaux du Hamas de tabasser les rabbins et d'incendier les églises. On ne pourra que les consoler en leur disant que les cons n'ont que ce qu'ils méritent.
Le postmodernisme politiquement correct crée naturellement une concurrence des communautarismes pour dépecer l'état de droit. Une violation du droit ne peut être définie objectivement pour la société postmoderne, puisque celle-ci nie la réalité objective. C'est donc le discours de la prétendue victime et non les faits qui définit l'offense. Ce sera donc le plus tartuffesque, le plus identitaire, le plus intolérant et le plus suceptible qui empochera le jackpot des prébendes et des passe-droits et qui pourra baillonner les autres.
Il y a d'ailleurs un parallèle entre ce phénomène et la stratégie, fréquente dans les sociétés égalitaires et collectivistes, qui consiste à se faire passer pour le plus improductif, le plus impotent et le plus débile pour bénéficier des allocations convoitées.
Les islamistes ont parfaitement compris ces règles du jeu et ils sont les meilleurs à le jouer. S'ils n'y avait pas ici, les lois style Gayssot qui engraissent les associations liberticides, et autres procès à répétition pour avoir dit ceci ou cela; ni, de l'autre côté de l'Atlantique, la répression sexuelle et idéologique qui s'exerce sur les campus (et dans les médias) dans le cadre des "identity politics", l'affaire des caricatures n'aurait jamais pu être orchestrée. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la presse des pays anglo-saxons, là où le politiquement correct a fait le plus de ravages, s'est honteusement couchée devant ses nouveaux maîtres islamiques--tout en considérant bien entendu que les appels aux meurtres et les menaces sanglantes vociférées par les barbus dans les manifs londoniennes n'offensaient personne.
La gauche occidentale a cru imposer à son profit un nouveau code moralitaire. Ce code lui pète à la gueule en étant instrumentalisé par l'idéologie la plus réactionnaire et intolérante de la planète, qui se propose tout simplement de rétablir la loi du plus fort.

Thursday, February 02, 2006

Pourqoi l'élite nous trahit

Le représentant de l'élite est journaliste, universitaire, ou haut fonctionnaire. Il n'a souvent pas d'enfants, ou bien vit dans une famille recomposée avec des lardons pour lesquels il éprouve peu de sympathie. Ou encore, il a des enfants mais ceux-ci sont "brillants". Ils fréquentent les bons lycées, les bonnes classes des bons lycées, et les bonnes options des bonnes classes des bons lycées, grâce aux connaissances précises de leurs parents sur la carte scolaire et les moyens d'obtenir des passe-droits, et comme élèves brillants ils feront leur vie à Singapour, Shangaï ou San Francisco.
Ce que vivront les générations futures sur le sol de France est donc de peu d'intérêt pour notre représentant de l'élite. Il ne va pas s'empoisonner la vie à transmettre nos valeurs et nos institutions à ces générations. Car dans notre foutoir post-moderne où le plus con gagne, cela impliquerait d'envoyer paître la meute des tribus acharnées contre la liberté au nom de leurs droits spécifiques, avec tout ce que cela comporte de -- suivant le degré de violence du groupe dont il s'agit -- menace, délation, harcèlement, agression, émeutes et attentats.
Pourquoi s'embêter à défendre la liberté d'expression alors qu'à titre personnel on ne professe que des opinions autorisées, insipides et pour tout dire citoyennes, et que l'on ne court donc aucun risque à bêler avec le troupeau?
Pourquoi lutter contre le clientélisme et la corruption quand il s'agit de l'argent des autres?
Pourquoi imposer la justice et l'état de droit quand les victimes sont de l'autre côté du boulevard périphérique?
Réponse: pour que les générations futures héritent d'une société digne, où l'on puisse débattre librement de ce que bon nous semble et se déplacer comme on veut sans avoir à garder l'index sur la gâchette de sa kalachnikov. Ce qui ne concerne nullement l'élite postmoderne qui a coupé le lien avec ces générations.
L'élite désire ce qu'elle prône dans ses éditoriaux du Monde et du Nouvel-Obs: une fin de vie sans douleur, entre le festival d'Avignon, la maison du Perche à 50 mn de TGV, les voyages ludo-culturels à Angkor Vat -- ou du moins ce que les khmers rouges en ont laissé -- et Volubilis, plus quelques moments de détente gastronomique, entre amis, à l'occasion de quelque RTT ou autre viaduc du mois de mai, quand ce n'est pas par solidarité avec les enseignants-grévistes défendant leur statut.
L'élite crève de trouille que les lobbies et les tribus -- et plus spécialement, mais pas uniquement, la racaille et ses éminences grises islamistes -- plongent le pays dans le chaos et que la perspective d'une agréable fin de vie sans douleur soit remplacée par celle de la mort violente. Alors l'élite cède, cède, cède et re-cède encore, et déguise sa colossale frousse sous une tolérance à deux balles, qui prétend payer encore et toujours pour "lutter contre les discriminations", mais surtout, ils l'avouent vite dès qu'on les titille un peu, pour éviter une "explosion sociale" et "que ça soient les voitures des centre-villes qui brûlent" (en quoi serait-ce un problème?); qui, parce que la tolérance ça consiste à ne pas "offenser les sensibilités", et surtout pas celles des provocateurs totalitaires, traduit en "justice" tout ce qui affirme quelque chose d'un peu dangereux, c'est à dire en particulier la vérité, de sorte que le citoyen français doit désormais approuver sans réserve l'homosexualité, idôlatrer le prophète mahomet, s'interdire de compter les morts en déportation de la seconde guerre mondiale, ou de se demander combien de journalistes sont Juifs et combien de gens dans cette queue au guichet de l'aide sociale sont Roumains ou Albanais...mais puisque c'est ce que fait spontanément le représentant de l'élite, pourquoi ne pas acheter sa tranquillité au prix de la liberté des autres?

Wednesday, February 01, 2006

Vers la convergence des catastrophes

La situation semble se dégrader rapidement. Les émeutes de Clichy-sous-bois apparaîtront rétrospectivement comme le Guernica (version tiers-mondisée) du conflit qui s'annonce.
Un fanatique messianique, à la tête d'un pétrocalifat, se lance dans la course à l'armement nucléaire avec le but avoué de vitrifier Israël.
Le "peuple palestinien" met massivement au pouvoir des terroristes hitlériens qui partagent les mêmes buts.
L'affaire des caricatures danoises dégénère en un tollé mondial d'indignations islamo-tartuffesques où se bousculent au portillon dictateurs corrompus, esclavagistes, lapidateurs de femmes et autres imams intolérants qui, bien que ne professant pas le minimum de respect envers la personne humaine, l'exigent pour eux-mêmes.
Une fois de plus, les instances musulmanes françaises montrent leur totale incompréhension envers ce que sont la république, la démocratie, l'état de droit et la liberté d'expression.
Une fois de plus, nous n'entendons aucune voix musulmane pour s'élever contre cette vague d'intolérance digne d'un autre âge.
Une fois de plus, l'élite occidentale bafouille des excuses honteuses et brade sa civilisation et des droits chèrement acquis au fil des siècles. On apprend ainsi que (dans un article du Figaro qui prétend ignorer que la première publication des caricatures a donné lieu aux émeutes de Aarhus, et se démarque courageusement de leurs auteurs en les taxant de "vulgaires") que "Le rédacteur en chef du journal danois incriminé avait pourtant présenté ses excuses lundi. Le magazine norvégien, quant à lui, a exprimé ses «regrets». " et que " Le Suisse Nestlé a pris les devants en achetant un encart publicitaire en première page du quotidien pan arabe Asharq al-Awsat. Il montre le sigle du lait en poudre Nido, marque phare de la société, avec la mention : «Ce n'est ni produit au Danemark, ni importé du Danemark.»"
Là-dessus, le quotidien France-Soir a courageusement fait ce tous les journaux du monde libre doivent faire, à savoir publier des caricatures de Mahomet en signe de solidarité avec les auteurs danois. C'est la seule façon de montrer aux djihadistes que l'Occident fait bloc pour défendre ses valeurs. Et la seule manière de désamorcer l'appel au meurtre qui les frappe, en jetant à la face des mollahs que nous sommes tous des caricaturistes danois.
Il est évident que ces caricatures de Mahomet sont loin d'être les premières publiées dans la presse occidentale, et je suis certain qu'en cherchant bien, on pourrait rassembler une copieuse anthologie. Il est également évident que si chacun est libre de déverser des critiques, voire des insultes, contre une religion, il n'y a aucune raison que l'Islam fasse exception, à moins que nous vivions dans un régime...islamiste.
Si nous avons droit aux cris haineux des masses fanatisées, c'est donc parce que les djihadistes se sentent assez forts pour se livrer à un tel chantage et voient dans les circonstances actuelles une belle opportunité pour enfoncer le bélier un peu plus loin. Ce n'est pas la firme Nestlé qui ira leur dire le contraire. Il y a tout juste trente ans, ils ne se seraient pas souciés de savoir à quoi ressemblaient les caricatures de la presse occidentale, car il était clair qu'en "exigeant" quoi que ce soit, ils seraient passés pour de pathétiques excentriques. Mais dans le troisième millénaire de Clichy-sous-bois, du Hamas, de Ben Laden et d'Ahmadinejad, ils ont compris que l'instant était critique et qu'il fallait en profiter pour pousser loin et fort.
Parlons-en, de Clichy sous bois, justement. Nous allons bientôt savoir si ces émeutes n'avaient "rien à voir avec l'Islam", et il faudra en remercier France-Soir. Si ça pète dans les prochains jours à cause de "l'affaire des caricatures", nous saurons à quoi nous en tenir. Sinon, c'est que les barbus ont encore des progrès à faire pour embrigader la racaille.
L'heure du choix a sonné.