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Zek II: L'exil intérieur

Saturday, March 11, 2006

Voici deux circulaires envoyées par l'administration de l'université de Nantes à ses personnels:
Première circulaire:
Suspension des enseignements à l’Université de Nantes le mardi 7 mars
Suite à l’appel national à manifester et conformément à la motion approuvéepar son conseil d’administration le 27 janvier dernier par laquelle l’établissement se disait préoccupé par la création du Contrat Première Embauche, le Bureau de l’Université de Nantes a décidé de suspendre les enseignements du mardi 7 mars 2006, à l’exception des cours destinés à lapréparation de concours. Motion approuvée par le Conseil d’Administration de l’Université de Nantes en date du 27 janvier 2006. Le Conseil d'Administration de l'Université de Nantes est préoccupé par lacréation du Contrat Première Embauche, annoncée le 16 janvier dernier. En tant qu'établissement public dont l’une des missions est l’enseignementsupérieur, l'Université de Nantes est particulièrement attentive au deveniret à l'insertion professionnelle des jeunes qu’elle accueille dans ses formations. Le Conseil d'Administration de l'Université de Nantes s'inquiète de l'instauration d'un tel contrat qui placera en situation de précarité les jeunes jusqu'à 26 ans, et pèsera sur leurs possibilités d'insertion durable après cet âge.
Deuxième circulaire:
Pour répondre à un certains nombre d’interrogations :
- Pour la journée de demain (mardi 7 mars 2006) il n’y aura pas de retenues sur salaires pour fait de grêve à l’université de Nantes.
- Il appartient à chaque directeur de composante d’organiser la gestion des bâtiments et de leur composante conformément à leur délégation.
- Nous rappelons que les cours de préparations aux concours, quelsqu’ils soient, doivent être assurés (CAPES, AGREG, PCEM 1 ;;;).- Les activités d’enseignement de la Formation Continue et del’Université Permanente ne sont pas concernées par cette « banalisation.
Première question: est-il légal pour l'administration d'une université publique d'empêcher ses étudiants de travailler?
Deuxième question: est-il légal pour cette administration de financer avec l'argent du contribuable une grève visant au retrait d'une loi votée par les représentants du peuple?
Troisième question: en vertu de quels principes l'administration d'une université publique préserve-t-elle l'avenir professionnel de ceux parmi ses étudiants qui préparent un concours pour être fonctionnaires de l'éducation nationale, alors que dans le même temps elle dégrade celui des autres étudiants?

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