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Zek II: L'exil intérieur

Sunday, May 14, 2006

L'autre jour, j'ai fait un acte profondément citoyen. Par lettre recommandée, j'ai dénoncé ma femme à la police. Son crime? Avoir roulé à 62 (soixante-deux) km/h, sur une double voie à sens unique, en ligne droite, un samedi matin à 8 h 13. En tant que propriétaire du véhicule, le présumé coupable, c'est moi, et seule une dénonciation de la vraie criminelle peut m'épargner la perte de précieux points à mon permis de conduire.
Je remercie les multiples brigadiers chefs chargés de décrypter mon infraction (bien qu'incapables, à l'époque du flicage intégral, d'identifier le conducteur d'un véhicule), ainsi que de traiter ma lettre de dénonciation, pour leur travail honnête et utile au bien public.
Pendant ce temps, deux enfants ont été ignoblement assassinés, dans des petites bourgades bien tranquilles.
Le rapport? Demandez-vous à quoi sont employés les gendarmes de ces charmants villages, dans leur confortables voitures-radars, ou en train de prendre le soleil tout en filmant la décélération d'un candidat au racket sur quelque bretelle de sortie qui fleure bon le bitume.
Ou encore, que pourrait-on faire de mieux, avec l'argent qui sert à payer tel psychologue d'Etat préoccupé du bien-être des délinquants sexuels, et convaincu avec Foucault et autres, que la perspective de leur réinsertion, et la nécessité de prouver la Théorie, quoi qu'il en coûte, vaut plus que la vie de quelques mômes et la douleur de leurs parents?

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