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Zek II: L'exil intérieur

Thursday, June 22, 2006

"L'anti-racisme est le communisme du XXIème siècle"

Quelle plus belle illustration de l'idée de Finkielkraut que cette nouvelle:


La gérante d'un salon de coiffure de Loire-Atlantique
poursuivie pour discrimination à l'embaucheNANTES (AP) - Trois mille euros
d'amende dont mille avec sursis et l'obligation de suivre un stage de
citoyenneté ont été requis mercredi contre la gérante d'un salon de coiffure de
Châteaubriand (Loire-Atlantique), accusée d'avoir refusé à deux reprises
d'employer une jeune femme titulaire d'un CAP coiffure parce qu'elle était
noire.Huguette Rivaud comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nantes
pour "discrimination à l'embauche en raison d'une appartenance ethnique ou
raciale". Le jugement a été mis en délibéré au 17 juillet prochain.Le 22
novembre 2005, Clairmise Valton, une jeune femme d'origine haïtienne mariée à un
Français, se rend dans un salon de coiffure de Châteaubriand pour y déposer un
CV, mais la gérante lui répond alors qu'elle n'a besoin de personne. Le
lendemain, la jeune coiffeuse se voit proposer par l'ANPE un remplacement d'un
mois pour un congé-maladie dans ce même salon.Etonnée, elle rappelle la gérante
du salon en précisant qu'elle est la jeune femme qui est passée la veille. Cette
fois, la patronne lui répond qu'elle a reçu assez de candidatures. Clairmise
Valton demande alors à une de ses amies blanches de postuler à son tour. Cette
fois, la gérante du salon se montre intéressée et lui fixe un rendez-vous. La
jeune femme prévient l'agence ANPE qui soupçonne tout de suite une
discrimination raciale, prévient l'Inspection du travail et retire l'offre
d'emploi.L'enquête de l'inspection du travail indique que Huguette Rivaud "ne
voulait pas de noir dans son salon". Des propos qu'elle tiendra à nouveau devant
les gendarmes chargés de l'enquête et puis devant le substitut du procureur de
Nantes. "Je recherchais une employée de couleur blanche parce que cela
correspond mieux à mon type de clientèle", précise-t-elle dans les
procès-verbaux, "je me sens mieux avec des gens de ma couleur". La gérante a
refusé de commenter ses déclarations pendant l'audience, malgré les six demandes
du président.C'est une "chronique du racisme ordinaire", déplorait Me
Marie-Emmanuelle Beloncle, l'avocate de Clairemise Valton et de l'association
SOS racisme qui s'est portée partie civile, "la gérante a commis un acte
raciste". "C'est peut-être une très gentille dame, mais c'est une dame raciste
et ces deux affirmations ne vont pas ensemble"."J'ai presque honte, je
représente la société, le citoyen lambda", assène quant à elle la procureure de
la République, Martine Lambrechts, "et je constate que le citoyen lambda est
toujours raciste. Un racisme ordinaire dont chaque jour des personnes sont
victimes". "C'est comme pour la peine de mort", continue-t-elle, "quand on se
dit 'pour', dans certains cas. Madame Rivaud est raciste, point barre".Ce n'est
pas du racisme, "elle se sent mieux avec des personnes de son coin, de sa
région", a expliqué Me Stéphane Fouéré, l'avocat d'Huguette Rivaud, "elle veut
travailler avec des personnes qu'elle sent proche d'elle et de sa clientèle. A
CV égal, elle se portera vers des personnes de Châteaubriant"."Je suis
soulagée", confiait Clairemise Valton à la sortie de l'audience, "j'avais envie
de quitter la France et mon métier à cause de cela, aujourd'hui, je suis venue
pour ma fille et pour toutes les autres victimes. J'ai le sentiment d'avoir été
entendue". AP
Cette histoire est emblématique et de la plus haute gravité. Elle est dans la droite ligne de toutes les dérives totalitaires qui nous ont été imposées depuis trente ans. On y est. En plein dedans.
Il y a trente ans, un raciste c'est quelqu'un qui cassait du bougnoule, faisait des ratonnades, professait que certaines races étaient inférieures, et avait la nostalgie de la solution finale.
De nos jours, c'est quelqu'un qui éprouve une gêne ou un désagrément envers certaines caractéristiques physiques des personnes qu'il côtoie. Le seul problème, c'est que ces réflexes sont instinctifs, c'est pour cela qu'on a tendance à se marier plutôt entre gens de la même race, et qu'il y a un certain degré de la ségrégation ethnique par quartiers. On peut n'être pas le moins du monde raciste et hésiter à se marier avec un Noir ou le prendre comme gynécologue ou dentiste. La tragédie est qu'avec l'idéologie antiraciste du métissage forcé, on a inculqué à ces personnes qu'elles étaient racistes, alors que leur réaction n'est que naturelle (bien entendu il y a aussi plein de gens que ça ne dérange pas, de même qu'il y a des gens qui aiment le poisson et d'autres pas. Dans les deux cas, c'est dans leur nature.)
Ce qui nous ramène à notre salon de coiffure: les employés travaillent sur les mêmes lieux du matin au soir, donc de telles considérations s'appliquent. Or, on prétend imposer aux gens de vivre avec d'autres gens contre leur gré. C'est dans l'intérêt de qui? En quoi est-ce dans l'intérêt d'un noir qu'on force un blanc à l'embaucher, si celui-ci n'aime pas les noirs?
Dans ma jeunesse j'ai bossé dans une PME où il y avait des vrais racistes. Pas comme la patronne du salon de coiffure; des gens pour lesquels un arabe c'était vraiment de la merde. Ca ne les dérengeait pas du tout d'embaucher un arabe, au contraire, ils pouvaient lui chier dessus à longueur de temps.
La prophétie de Finkielkraut se réalise presque littéralement. Nous avons déjà des camps de rééducation psychiatriques. Du jamais vu. La marque même des pires régimes totalitaires. Mais l'idéologie du métissage obligatoire au nom du bien absolu est tellement forte qu'aucune voix n'ose s'élever pour dire que de telles atteintes à la liberté sont infiniment plus scandaleuses que le fait pour un particulier de ne pas vouloir embaucher un Noir ou un Arabe. Comme toute cette entreprise -- de même que l'idéologie communiste -- est dirigée contre la nature humaine même, cela ne va pas s'arrêter là. Il leur sera interdit d'exercer certaines professions, ce qui est parfaitement logique: soit notre coiffeuse waciste n'embauche pas de Noirs, et c'est de la discrimination. Soit elle en embauche, et ce sera de la haine. En cas d'échec du camp de rééducation psychiatrique, cette personne sera donc privée de la majorité de ses droits civiques: pas le droit de louer un appartement, pas le droit de tenir un commerce, etc. On passera ensuite aux attaques contre l'intégrité physique des racistes. Oh, bien sûr, ce ne sera pas la police qui s'en chargera. Plutôt les multiples polices parallèles légitimées par le régime. Lors des manifestations anti Le-Pen on n'était pas loin du lynchage. Il y a eu le précédent de l'affaire Gruarin; il y a trente ans, des justiciers. Aujourd'hui, des proscrits et des victimes du système concentrationnaire.
Autre aspect de l'atteinte à l'intégrité physique: le viol institutionnalisé. Selon la logique actuelle, qu'une femme blanche refuse les avances d'un Noir, ce ne peut être que du racisme. Sinon, quoi? Une femme ne pourra prouver le contraire que si elle établit (i) qu'elle est mariée et fidèle, ou (ii) qu'elle est chaste, ou (iii) qu'elle a déjà couché avec un Noir. S'il n'est pas loisible d'embaucher qui ont veut, de vendre son bien à qui on veut, pourquoi coucherait-on avec qui ont veut?Je ne voudrais pas donner dans la phobie typique du "petit blanc". On n'en est pas encore là. Mais pourquoi? Pour deux raisons. Parce que l'accaparement de la vie privée par l'Etat totalitaire est tout juste entamé. Mais nos collectivistes ont de bien belles choses dans leurs cartons. Flicages des foyers au nom du partage des tâches, de la violence conjugale, du tri des ordures, des fessées données aux enfants, des méthodes éducatives insuffisamment citoyennes. La surveillance du racisme au sein du foyer, c'est pour demain. Et ça paraîtra tout naturel, et tous les bien-pensants applaudiront à deux mains. L'autre raison, c'est qu'en ce qui concerne le viol institutionnalisé, l'antiracisme s'oppose au féminisme. Un contre-pouvoir totalitaire empêche un pouvoir totalitaire de s'étendre. Mais pour combien de temps? D'autant que le féminisme se bat les couilles (c'est le cas de le dire) du sort concret des femmes; les féministes n'ont jamais eu le courage de s'attaquer frontalement (par exemple) à l'islam, et qu'une avocate d'affaires soit ou nom promue "partner" les concerne infiniment plus que ce qu'une femme soit considérée comme du gibier, à partir d'une certaine heure, dans certains endroits.

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