.comment-link {margin-left:.6em;}

Zek II: L'exil intérieur

Tuesday, October 10, 2006

La question masculine, I

Je me résouds à essayer d'organiser mes idées confuses sur le problème contemporain de la condition masculine. J'ai passé un certain temps sur Internet à essayer de glaner des informations sur l'état actuel des rapports entre les sexes dans les pays anglo-saxons. Ce n'est pas beau à voir et comme les pathologies sociales de ces pays finissent toujours par traverser la Manche ou l'Atlantique, nous n'avons encore rien vu.
Il est à peine exagéré de dire que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada, ainsi que d'autres pays, sont en train d'évoluer à grande vitesse vers des régimes totalitaires comparables à l'Allemagne nazie. Tous les ingrédients y sont et, s'il est trop tôt pour savoir si cela va déboucher sur un genrocide d'une ampleur comparable à la solution finale, on peut néanmoins affirmer que la pogromisation des hommes par les différentes incarnations de la gestapo féministe est largement entamée--d'où, par exemple, le doublement du taux de suicide des hommes âgés entre 30 et 50 ans depuis 1980.
Tous les ingrédients sont là: idéologie, propagande, lois de Nuremberg et surveillance policière.
L'idéologie: elle est fondée sur la déshumanisation des hommes, ce qui entraîne la disparition de leurs droits civiques. On peut invoquer la négation de la paternité ("les femmes et leurs enfants"), les généralisations grossières ("tous les hommes sont des violeurs"), la prolifération des théories biologiques fumeuses sur l'inutilité, l'obsolescence ou l'infériorité supposée du sexe masculin, etc...La rhéthorique est simple: il s'agit de définir l'humain comme étant exclusivement le féminin. D'où, entre autres, une attention disproportionnée accordée aux émotions et aux sentiments, au détriment du raisonnement logique et des faits objectifs.
La propagande: elle se développe à deux niveaux, l'université et les médias. Dans les universités règne la censure sous toutes ses formes, "speech codes", "sexual harassment guidelines", tandis que l'on enseigne de la pseudo-science haineuse (women's studies, l'équivalent contemporain du lyssenkisme et de la "science aryenne"), que différents systèmes de quotas et de lois anti-discrimination empêchent les hommes (mais pas les femmes) de se retrouver entre eux au sein des associations sportives ou autres. Les étudiants sont embrigadés dans des grandes messes où l'on célèbre les icônes du régime (Vagina day, Gender Awareness day, Gay and Lesbian pride, etc) -- encore un point commun avec l'Allemagne Nazie. Quand aux médias, la majorité des hommes y sont présentés des animaux inférieurs: parfaits abrutis sans défénse sur lesquelles une pétasse quelconque se permet de cogner, ce qui choquerait tout le monde si la victime était un chien, mais qui est censé être drôle et généralement ponctué d'une salve de faux éclats de rire. Ou psychopathes meurtriers à abattre. A de rares exceptions près, je ne crois pas avoir vu une seule oeuvre de fiction audiovisuelle américaine, où l'on ne voie une femme agresser physiquement un homme. Et la totalité des personnages féminins sont "positifs", de la victime sur laquelle il faut s'apitoyer à la super-woman arrogante et sur d'elle qui verse des verres de whisky dans le slip d'un quelconque macho ridicule qui se serait avisé de la draguer, de lui adresser la parole, ou de la regarder pendant plus de cinq secondes (Ah!Ah!Ah! Rions.). Il est loin le temps de All about eve, la Nuit de l'Iguane, ou Vol au-dessus d'un nid de coucous...Je ne crois pas être le seul représentant de mon sexe à pratiquer le boycott intégral de ces productions ordurières.
Les lois de Nuremberg: c'est l'aspect le plus choquant, et ça ne fait que commencer. On peut évoquer:
1. Le pillage légal par l'épouse et par l'Etat de la majeure partie des biens du mari lors des procédures de divorce, indépendamment de ses circonstances.
2. L'attribution de la garde à la femme dans 90 % des cas, et ceci alors même qu'elle peut avoir commis un adultère, initié le divorce de son propre gré, ou se révéler incapable d'élever les enfants correctement (alcoolisme, etc...)
3. L'emprisonnement des hommes divorcés pour non-paiement de pension alimentaire, même si l'évolution de leur situation financière ne le leur permet pas.
4. Les fausses accusations d'abus sexuel, pour lesquelles un homme est présumé coupable, et qui conduisent généralement à emprisonnement, perte d'emploi, et assignation préventives à résidence.
5. Le fait qu'une femme ayant faussement accusé un homme d'abus sexuel, et ayant ainsi détruit sa vie, n'est généralement pas condamnée à une peine de prison. (Pas moins de deux exemple concrets m'en ont été donnés dans la même journée, alors que je soulevais le problème devant un tout petit nombre de personnes).
6. Les condamnations dérisoires imposées aux femmes pour des crimes aussi graves que le meurtre et le viol sur des mineurs (mes lectures m'ont confirmé que cet exemple n'est pas un cas isolé), alors qu'un homme risquerait la prison à vie.
7. La suppression des droits des hommes en matière de reproduction. Une femme peut avorter sans le consentement du père, même en cas d'accord préalable entre le père et la mère pour faire un enfant, et même si cet accord est validé par un contrat. Une femme peut se faire faire un enfant par un homme à son insu, et le forcer à payer pour cet enfant. Une femme peut forcer son mari à subvenir aux besoins d'un enfant même s'il n'en est pas le père. Une femme peut mettre le père de ses enfants à la porte du domicile commun, le forcer à payer une pensio importante, et restreindre, voire empêcher, tout contact entre le père et ses enfants.
8. La préférence sexiste envers les femmes dans les admissions à l'université et de nombreux emplois, alors même que 60 % des américains qui font des études supérieures sont des femmes.
On constate donc que les conquêtes des Lumières: habeas corpus, égalité d'opportunité, présomption d'innocence et abolition de l'esclavage pour dettes, ont été retirées aux hommes, ce qui rend leur situation tout à fait comparable à celle des juifs sous le troisième Reich. Inversement, les femmes constituent une caste supérieure au-dessus de la loi, un nouveau surhomme nietzchéen qui peut (et doit) anéantir les sous-hommes.
On soulignera le lien intime entre les lois de Nuremberg et l'idéologie. Si la femme est nécessairement bonne, supérieure, et est le seul exemple valable d'humanité, une femme qui se comporte en tortionnaire ne peut être qu'une aliénée mentale. Sa responsabilité ne saurait donc être engagée, elle mérite au contraire un soutien psychologique pour l'aider à redevenir une femme. Inversement, si les hommes sont des animaux inférieurs et violents, ceux qui commettent des crimes violents doivent finir dans des camps d'internement, tandis que les autres doivent être soumis à une surveillance constante et privés de leurs droits civiques (interdiction de parler à une femme et de la regarder, ce qui est pratiquement le cas aux Etats-Unis).
Par ailleurs, l'idéologie féministe définit "l'abus" et "le crime" sur la base du vécu subjectif de la "victime", non sur les faits objectifs. Un homme peut perdre son emploi pour avoir dit ceci ou cela à une femme, au motif qu'elle le vit comme un "harcèlement". Inversement, une femme peut commettre toutes sortes d'abus sur un homme, puisque, selon l'idéologie féministe, un homme, en tant qu'être inférieur, est dépourvu de vécu affectif. Ce qui explique la prolifération des scènes d'humiliations et de violence envers les hommes dans la quasi-totalité des fictions américaines. Ce culte hystérique de l'affectif conduit bien entendu à une "justice" parfaitement inique, et souvent à la glorification du criminel, pourvu que ce criminel soit une femme "malheureuse".