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Zek II: L'exil intérieur

Sunday, November 26, 2006

La question masculine, III

Quelle est l'évolution probable du système matriarcal anglo-saxon?
On peut d'abord envisager le statu quo, c'est à dire que les hommes continuent à se marier pour se retrouver, dans la moitié des cas, après 5 à 10 ans, privés de leurs enfants et de leurs biens, et réduits à un quasi-esclavage pour des dettes qu'ils ont contractées contre leur gré. C'est beaucoup présumer de la naïveté masculine. A force de voir leurs congénères jetés à la rue, emprisonnés, voir acculés au suicide, l'homme de l'anglosphère commence à comprendre et à éviter le mariage. Ce n'est ni une "grève du mariage", ni un mouvement de protestation, mais une simple mesure de survie qui peut même être un réflexe inconscient -- voire un salutaire disfonctionnement érectile... c'est pour cette raison que les bureaucrates de l'Etat-providence et de l'industrie légale ont imposé, en Angsoc, que le régime du divorce s'applique à la séparation entre concubins vivant ensemble depuis plus de deux ans. Cela donnera un peu de répit au racket étatique et à l'oppression féministe, jusqu'à ce que le concubinage lui-même disparaisse. A ce stade il ne sera plus possible au système matricarcal d'exploiter les mâles en pervertissant les contrats explicites ou implicites que ceux-ci auraient signé en se liant à une femelle. Il faudra bien trouver autre chose pour financer les modes de garde collectivistes et la consommation des mères célibataires sur lesquels reposent la reproduction biologique d'une société sans pères. Dans un premier temps, le régime matriarcal tentera de se financer par l'impôt comme le font déjà largement les social-démocrassies européennes. Mais ce financement par l'impôt ne fonctionne que si une masse suffisante d'hommes acceptent d'occuper des emplois rémunérateurs. Or, pourquoi le feraient-ils? Les féministes de base, qui ne se sont jamais penchées sur la psychologie masculine, pense que les hommes sont naturellement avides de statut et de richesses. C'est là une grave erreur, qui procède de leur stupide envie envers la réussite masculine. En vérité (comme l'a noté Tolstoï dans deux passages-clés d'Anna Karénine et de Guerre et Paix) l'homme s'accommode parfaitement du dénuement, et la vie d'homme des bois nomade lui sied autant que celle de PDG qui surfe entre les cabines d'avions, les conseils d'administrations assomants, les maîtresses prédatrices et les pontages coronariens. Si l'homme recherche les statuts et la richesse, c'est pour avoir accès aux femmes, avec lesquelles ils peut échanger ces richesses contre des services sexuels, mais surtout, et c'est beaucoup plus important, contre le droit à la paternité, c'est à dire celui de fonder une lignée et une assurance raisonnable qu'il puisse investir dans l'avenir d'enfants qui sont réellement les siens. L'hydre à deux têtes que constitue le tandem libération sexuelle/matriarcat ayant aboli ce droit à la paternité, la vie des hommes n'a plus de sens et leur volonté de réussite sociale a disparu. [NB: Voir Daniel Amneus, The Garbage Generation, accessible online]
Il se peut que l'évolution ait légués aux hommes un goût instinctif pour le statut mais il peut s'exprimer hors de la sphère économique; on peut se contenter d'être champion de pétanque de son quartier ou d'être un as de l'aéromodélisme. Les matriarques pour qui l'homme n'est qu'un instrument ont commis l'erreur de projeter leur propre psychologie féminine sur les hommes et de penser que ceux-ci recherchent les richesses pour elles-mêmes. Elle constatent aujourd'hui le désengagement massif des hommes des institutions économiques, notamment avec l'explosion de l'échec scolaire et la montée en puissance des gangs de rues. Le matriarcat atteindra donc le point critique où, privé de ses droits reproductifs, l'homme ne financera les désirs matériels de la femme ni au sein du mariage, ni à travers la redistribution étatique.
En témoigne l'évolution tragique de la communauté noire américaine depuis sa prise en charge par l'Etat-Providence de la "great society" johnsonnienne. Aux temps honnis de la ségrégation, les structures familiales des Noirs étaient les mêmes que celles des Blancs. Depuis, 70 % des enfants noirs naissent de mères célibataires. Un tiers des hommes noirs entre 18 et 34 ans sont en prison. Que s'est-il passé? La mise en place d'un certain nombre de programme sociaux ("AFDC" et "food stamps") qui permettent aux noires de se passer des modestes salaires ouvriers de leurs maris pour se lancer dans une carrière de "mère célibataire" professionnelle et de "welfare queen". Même phénomène en Grande Bretagne, pardon, en Angsoc, où la priorité données à celles-ci en matière de logement sociaux conduit à une explosion de grossesses précoces de pères inconnus dans les classes inférieures de la société -- tandis que les pères inconnus en question naviguent entre alcoolisme et maladie mentale. Et même tragédie s'apprête à nous frapper grâce à un gadget socialiste appelé API (Allocation de Parent Isolé).
Ces pathologies ne survivent que parce que, jusqu'ici, elles ne frappent que certains segments de la population, ce qui permet à la société dans son ensemble de les financer. Mais elles se diffusent rapidement, de bas en haut.
Une fois atteint le point critique, avec 50 % de la population réduite au désoeuvrement et à la clochardisation, le matriarcat fera face à des choix douloureux.
Une première solution consisterait à procéder à des avortements et implantations d'embryons sélectifs pour réduire la proportion de mâles au minimum nécessaire pour alimenter les banques de sperme nécessaires à la reproduction. Encore faudrait-il convaincre ces mâles de donner leur sperme, ce qui, en l'état de la jurisprudence esclavagiste (cf. le donneur suédois d'un couple de lesbiennes forcé de payer une pension alimentaire) ne sera pas facile. Cette société devra sans doute contraindre ces mâles à donner leur sperme (certains auteurs prônent l'élimination définitive du mâle et une reproduction pseudo-sexuelle entre deux femelles grâce à des techniques reprogénétiques qui s'apparentent au clonage; je reviendrai plus tard sur cette possibilité, mais elle est peu différente de celle que j'envisage ici, du moins à court terme). Mais la masse de l'activité devra être supportée par les femelles (marteau-piqueurs, chantiers, ramassage des ordures, plate-formes pétrolières, armée, pompiers, patrouilles de flics, gardiens de nuit, plomberie, curage des égoûts, écluses, déménagements, chauffeurs routiers ... ), et celles-ci devront également assurer la production et l'éducation des enfants. Dans ces domaines, le collectivisme devra être renforcé puisqu'il y aura moins de ressources humaines disponibles pour effectuer ces tâches, étant donné qu'un grand nombre de femmes devra se consacrer aux activités économiques vitales qui étaient traditionnellement l'apanage des hommes, enlèvement des ordures, curage des égoûts, déménagement, etc. Il y aura nécessairement moins de nounous, moins de temps maternel consacré aux enfants, et des crèches, des écoles où les enfants iront plus tôt, plus longtemps, et où moins d'adultes s'occuperont de plus d'enfants. La fonctionnaire indifférente sera le principal adulte des petites filles élevées par cette société. Cette société sans hommes offre clairement peu d'intérêt pour les femmes.
La seconde option est une transition explicite vers une société esclavagiste, à travers un renforcement des lois de Nuremberg. On peut penser qu'une de ses premières étapes serait l'établissement d'un impôt sur les hommes, idée qu'un certain nombre de féminazies ont d'ailleurs proposé. En principe, on peut le fixer de manière assez inique pour que ceux-ci soient contraints de travailler pour l'acquitter; le sort des manants sous la féodalité n'était pas différent. Mais il y avait des jacqueries, et il y a eu une révolution, et comme l'existence ainsi imposée aux hommes est peu différente de la prison, on peut tabler sur une forte résistance. Pour contrer cette résistance, la société matriarcale devra augmenter la sanction en cas de non-paiement de l'impôt. Elle pourrait punir ce non-paiement de mort, mais il semble plus cohérent de créer des camps de travaux forcés. Les zeks de ce nouveau goulag accompliront les tâches nécessaires à la survie économique du système matriarcal: enlèvement des ordures, curage des égoûts, etc. Comme les hommes qui s'acquittent de l'impôt ne seront ni très motivés, ni très efficaces, le système, au seuil de l'effondrement économique, se reposera de plus en plus sur le goulag. On y enverra de plus en plus d'homme sous des chefs d'accusations fallacieux et fantaisistes.
Cette possibilité me paraît plus réaliste que la première, mais ce n'est pas l'issue la plus probable. Après tout, aucune société authentiquement matriarcale n'a jamais été observée. Les sociétés primitives matrilinéaires ne sont pas matriarcales; les femmes y font tout et les hommes font la sieste. Il est possible que grâce à la technologie, le matriarcat anglo-saxon échappe à cette fatalité et puisse effectivement se transformer en régime esclavagiste totalitaire. Mais il est plus probable que sous l'effet de la désintégration du corps social qu'a engendrée le féminisme, des sociétés patriarcales allogènes s'installent et occupent des niches de plus en plus importantes (voir l'episode fameux de la charia dans l'Ontario)--un cas d'école des modèles de "group selection" étudiés par E.O. Wilson et d'autres. La société féminisée semble en effet incapable de s'imposer une stricte application de ses propres lois (voir la deliquescence du système judiciaire). Et c'est justement en Ontario, l'une des sociétés les plus féministes de la planète, que l'on traite la société traditionnelle la plus machiste du monde avec le plus de complaisance. Ce mélange d'incapacité de faire respecter l'ordre et de fascination pour les mâles brutaux et dominants me conduit à prédire un effondrement brutal du matriarcat, suivi d'un cahos où les sociétés les plus archaïquement patriarcales, i.e. l'Islam, tireront le mieux leur épingle du jeu.

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